Autres temps, autres moeurs sans doute, mais les misères de tous ordres dont il a été témoin ne sont certes pas si différentes de celles que nous connaissons aujourd’hui: racisme, disparités économiques, persécutions religieuses, pouvoir politique abusif, absence flagrante d’amour et de compassion. Lui-même persécuté jusqu’à la mort, qu’avait-il à dire de cette société dans laquelle il vivait? Mais surtout pour nous, que dirait-il aujourd’hui de celle de laquelle, consciemment ou pas, nous participons tous?
Il n’a jamais été très fort dans le jeu du blâme, le Nazaréen. Il encourageait plutôt ses disciples à se regarder dans le miroir et voir comment changer leur propre attitude, leur propre regard sur les injustices humaines. Sa recette, bien mal comprise encore aujourd’hui: l’agapè, l’amour avec un grand A.
À mon avis néanmoins, s’il devait réapparaître parmi nous, son message serait inchangé. Si nous nous indignons d’une multitude d’injustices et de scandales, c’est parce qu’au fond c’est de nous-mêmes qu’il s’agit, individuellement et collectivement. Notre auto-portrait n’est pas flatteur et c’est devenu difficile de se le cacher.
La mesure requise pour un réel changement dépasse l’entendement, rien de moins qu’une révolution à l’échelle planétaire. Or ne transforme pas une planète qui veut... De l’imperfection relative d’une époque à l’incommensurable chaos auquel nous sommes présentement assujettis: un chemin phénoménal - parsemé de moments admirables, il est vrai - parcouru en quelques siècles depuis qu’un dénommé Jésus est apparu pour proclamer son message révolutionnaire. Ce qu’il est toujours d’ailleurs, mais il semblerait que de moins en moins d’individus et de gouvernements soient disposés à l’entendre, encore moins à l’appliquer dans leurs politiques pour des populations dont la vie est pourtant devenue chaotique, souvent misérable et désespérée. À plus forte raison en cette période de pandémie désarmante, voilà un bien triste constat.
Le Nazaréen a pourtant de nombreux héritiers, émissaires de ce même message... Mais comme en son temps, la plupart prêchent dans le désert ou du moins à un auditoire limité. Par définition, ces minorités n’auront sans doute jamais les moyens pour combattre les super puissances de tous ordres et faire valoir leur message de manière efficace.
Alors quoi? Jusqu’à nouvel ordre, je vais devoir me contenter de suivre le conseil du Dalaï Lama: à défaut de pouvoir changer le monde, nous assure-t-il, notre tâche à chacun de nous, si humble soit-elle, consiste d’abord et avant tout à gérer notre propre vie avec amour bienveillant et compassion.
À chacun sa mesure.
samedi, juillet 11, 2020
vendredi, juillet 03, 2020
Mona
Bon, ça fai lontent que j’ai écri, sé parse que j’ai peur tou le temps, pis j’ai rien à dire... Cé comme si je me réveil d’un mauvais rêve pis sé encore pire éveillé!
Là je commense à comprendre que les virus, y en a plein partou partou, pis va falloir faire avec pour lontemps. Sa me fai paniker un peu parse que j’aimai pas mal mieu ma vie d’avan. Là on dirai qui faut que je me rajuste tou le temps, masque par ci, file d’attente par là, lave les mains, pu de calins, pu rien. On vois pu le sourire de personne. On est un peu comme des robots, un peu comme mort... Y fau de l’imaginasion pour se reviré de bor pis toute recommenser autrement.... des bonnes personnes comme moi, qui sont limité comme y dise, y savent pas toujours comment faire.
Sa fait que là, y von m’envoyé une travailleuse sosiale pour me donner des idées pis m’encouragé. A l’est pas venu encore, sa veu dire qua lé occupée, pis qui a plein de bonne personne comme moi qui on besoin d’elle pour s’inventé une autre vie qu’on a pas voulu. Fau s’encouragé, sa veut dire que chu pas tu seul à me sentir un peu perdu pi stressé dans ma tête.
L’otre jour, Sonia est venu me cherché pis on est allé cherché une crème glasé ché McDo. On a enlevé nos masque pour la mangé. C’était vraimen bon pi j’ai souri pour la première foi depuis lontemps.
Là je commense à comprendre que les virus, y en a plein partou partou, pis va falloir faire avec pour lontemps. Sa me fai paniker un peu parse que j’aimai pas mal mieu ma vie d’avan. Là on dirai qui faut que je me rajuste tou le temps, masque par ci, file d’attente par là, lave les mains, pu de calins, pu rien. On vois pu le sourire de personne. On est un peu comme des robots, un peu comme mort... Y fau de l’imaginasion pour se reviré de bor pis toute recommenser autrement.... des bonnes personnes comme moi, qui sont limité comme y dise, y savent pas toujours comment faire.
Sa fait que là, y von m’envoyé une travailleuse sosiale pour me donner des idées pis m’encouragé. A l’est pas venu encore, sa veu dire qua lé occupée, pis qui a plein de bonne personne comme moi qui on besoin d’elle pour s’inventé une autre vie qu’on a pas voulu. Fau s’encouragé, sa veut dire que chu pas tu seul à me sentir un peu perdu pi stressé dans ma tête.
L’otre jour, Sonia est venu me cherché pis on est allé cherché une crème glasé ché McDo. On a enlevé nos masque pour la mangé. C’était vraimen bon pi j’ai souri pour la première foi depuis lontemps.
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Il était une fois...
Il était une fois un grand Seigneur nommé Satan qui régnait sur l’Empire du Mal. Habituellement ravi devant ses réalisations néfastes et per...