Cela dit, je constate que ma vision du monde évolue au rythme lent, mais indéniable, généré par mon confinement. Par exemple, mon regard sur mon environnement et ses transformations saisonnières tous azimuts.
Mes promenades en solitaire me forcent à mieux regarder et sentir mon entourage : sans doute banal aux yeux de plusieurs, mais combien enviable à ceux de milliers d’autres forcés de vivre dans un univers de béton, de poussière et de désolation.
Ainsi depuis quelques jours, je me surprends à scruter avec une obstination quasi scientifique les minuscules têtes de bourgeons de la petite haie qui borde mon patio. Voilà plusieurs années que je la vois sans la voir, elle fait partie de mon décor. Mais voici que maintenant elle me parle, m’invite à la suivre dans son processus de verte éclosion qui la mènera jusqu’aux jours lumineux et enchanteurs de l’été.
Détail? Sans doute, et je devine que cette prise de conscience ne va pas s’arrêter là. Peut-être, telle une enfant, apprendrai-je à m’émerveiller devant les mille et un prodiges de ma nature environnante, bien au-delà de mon patio.
J’aurai décidément de quoi alimenter mon nouveau souci du détail pour de longs mois encore.
Qu’on se le dise: le confinement n’a pas que des inconvénients!
Je n'ai pas comme toi le souci du détail mais le temps a tellement ralenti que je vois aussi mon jardin d'un autre oeil. Il profite de mes soins comme jamais!
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